Un peu d’Histoire

L’Olivier, symbole de soleil, des cigales et de cuisine savoureuse marquant la Provence s’est implanté dans les paysages Nyonsais et des Baronnies depuis plus de 2000 ans. Il doit son histoire aux romains qui initièrent les peuples de l’empire à sa culture. C’est dans le Nyonsais que l’on trouve la plus ancienne trace de cette culture, une meule à huile retrouvée dans une villa datant du début du Ier siècle.

Niché au creux des montagnes, des vallées et des cours d’eaux, au nord de la Provence, à deux pas du Mont Ventoux, le Nyonsais et les Baronnies Provençales dévoilent leur couleur. C’est là-bas, dans le petit village de Saint-May que l’on découvre les cultures de l’olive la plus résistante élue Ier AOP de France en 1997 : la Tanche ou « olive de Nyons ». On l’a reconnait, noire et ridée, elle se ramasse de décembre à janvier.

Durant le XX siècle, le Nyonsais et les Baronnies font face à une longue période de gel, particulièrement celui de 1956, qui anéanti l’ensemble du verger. Passant d’1 million à 220 milles  oliviers Tanche cultivés, les producteurs régionaux connaissent une perte importante de leur production. Le Syndicat de l’Olive de Nyons et des Baronnies a alors vu le jour afin de permettre le retour des oliveraies et des vergers de la région.

Après cette période, ce sont la vigne et les arbres fruitiers qui prennent progressivement leur marque dans le paysage régional. L’olivier, lui, conserve sa place dans l’économie agricole et son image symbolique.

©OTBDP

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La Tanche, Unique au monde !

La Tanche ou « olive noire de Nyons » est typique de la région Nyonsaise et des Baronnies Provençales. Elle s’est intégrée et adaptée au climat méditerranéen depuis le XVII siècle, restant de nos jours  l’unique variété présente sur le territoire.

Reconnaissable avec sa couleur noire et son aspect ovale et ridée, l’olive de Nyons peut pesait jusqu’à 6 grammes et faire de 3 à 4 millimètre d’épaisseur. Elle est célèbre dans la cuisine provençale autant en huile qu’en olive de table grâce à sa pulpe généreuse et sa couleur « bure de moine » unique.

©Didier Rousselle

©Didier Rousselle

L’hiver est la meilleur période pour les récoltes, de décembre à janvier. C’est durant cette période qu’elle prend son aspect ridé et qu’elle atteint « maturité ». Cependant, il ne faut pas la consommer directement sur l’arbre car le fruit est encore amer. Il faudra attendre après la trituration pour l’huile d’olive et la mise en saumure pour les olives de table.

La cueillette de l’olive est une tradition dans la région. Réalisé manuellement, les cueilleurs munis d’échelles et de paniers, se hissent jusqu’en haut des branches et peuvent ramasser jusqu’à 8kilos d’olives par heure. De manière plus technique, les oléiculteurs, utilisent des peignes manuels, électriques ou des vibreurs de branches et font tomber les olives sur des grands filets déposés au sol ce qui rend l’activité plus rapide.

Apres la cueillette, les olives sont amenées au moulin ou dans les confiseries sous 2 à 3 jours. Elles sont ensuite traitées et calibrées : les petites pour l’huile d’olive et les plus grosses pour les olives de table.

L’olive, ça se fête !

Le 15 décembre prochain, aura lieu la fête de l’olive piquée à Nyons

Et lors du premier week-end de février, aura lieu la 35ème édition de  l’alicoque, fête symbolisant la fin de la récolte et l’arrivée de l’huile nouvelle, trésor de Nyons.